Dark Habits est une performance épique et théâtrale en sept chapitres. Les performeur·euses Micha Goldberg, Rosie Sommers, Castélie Yalombo, Hanako Hayakawa, Charlotte Nagel et Simon Van Schuylenbergh en personne entraînent le public dans un pèlerinage absurde d’une communauté de moniales perverties, et lui fait traverser un décor composé de différents paysages pseudo-historiques, de scènes et d’icônes religieuses falsifiées.
Dark Habits interroge et représente le désir de communauté en période de crise spirituelle et d’hyperindividualisme. On peut y voir un rassemblement de saint·es hypocrites, de marchands qui ne courent pas après le profit, de devins menteurs, de messagers trompeurs, de faux magiciens, de complotistes, de conteurs bègues, de charlatans honnêtes, d’imposteurs bienveillants et de traducteurs grotesques en tout genre. La mise à l’épreuve est totale et théâtrale, car en chemin, plusieurs catastrophes naturelles de la plus forte intensité se produisent sur scène : ouragans, tornades, inondations, sécheresses, incendies de forêt… Tous ces cataclysmes génèrent des conditions imprévues pour les performeur·euses (et pour le public) ; des catastrophes qui font remonter à la surface des peurs et affûtent l’espoir d’un monde meilleur. Le spectacle met en œuvre la théâtralité de rituels, des expériences mystiques intenses, des pratiques religieuses, mais aussi des trucs et astuces de bas étage, comme des tours de magie faciles appris sur les tutoriels YouTube pour faire croire à la disparition d’objets.
Simon Van Schuylenbergh : « On peut considérer les chapitres comme les niveaux d’un jeu vidéo, ou comme les différents cercles d’un monde, de même que dans la Divine Comédie de Dante. Ils deviennent de plus en plus intenses, étranges et absurdes. Cependant, la fiction du pèlerinage perverti signifie pour moi que les voyageurs n’arriveront peut-être jamais à destination, qu’ils seront peut-être entièrement réduits en cendres, en état d’hypothermie ou ivres d’expériences intenses et qu’ils n’iront jamais jusqu’au bout de tous les chapitres. »
Dark Habits*, le titre du spectacle, est tiré du film éponyme de 1983 du réalisateur espagnol Pedro Almodóvar, dans lequel des religieuses excentriques organisent une fête d’anniversaire pour leur mère supérieure. Au cours de cette fête, les religieuses se droguent et s’engagent dans des intrigues sous-jacentes, débordantes de tensions sexuelles, qui contrastent vivement avec l’image « pieuse », virginale et consciencieuse que les religieuses propagent au sein de la communauté chrétienne.
Au cours de la saison 2025-2026, Simon van Schuylenbergh travaille dans les Ateliers de la Toneelhuis à son nouveau spectacle, Dark Habits dont la première est prévue pour l’été 2026, dans le cadre du festival Theater Aan Zee, à Ostende.
* en espagnol Entre tinieblas, en français Dans les ténèbres
Simon Van Schuylenbergh : « On peut considérer les chapitres comme les niveaux d’un jeu vidéo, ou comme les différents cercles d’un monde, de même que dans la Divine Comédie de Dante. Ils deviennent de plus en plus intenses, étranges et absurdes. Cependant, la fiction du pèlerinage perverti signifie pour moi que les voyageurs n’arriveront peut-être jamais à destination, qu’ils seront peut-être entièrement réduits en cendres, en état d’hypothermie ou ivres d’expériences intenses et qu’ils n’iront jamais jusqu’au bout de tous les chapitres. »
Dark Habits*, le titre du spectacle, est tiré du film éponyme de 1983 du réalisateur espagnol Pedro Almodóvar, dans lequel des religieuses excentriques organisent une fête d’anniversaire pour leur mère supérieure. Au cours de cette fête, les religieuses se droguent et s’engagent dans des intrigues sous-jacentes, débordantes de tensions sexuelles, qui contrastent vivement avec l’image « pieuse », virginale et consciencieuse que les religieuses propagent au sein de la communauté chrétienne.
Au cours de la saison 2025-2026, Simon van Schuylenbergh travaille dans les Ateliers de la Toneelhuis à son nouveau spectacle, Dark Habits dont la première est prévue pour l’été 2026, dans le cadre du festival Theater Aan Zee, à Ostende.
* en espagnol Entre tinieblas, en français Dans les ténèbres
mise en scène
- Simon Van Schuylenbergh
interprétation
- Castélie Yalombo
- Hanako Hayakawa
- Rosie Sommers
- Micha Goldberg
- Charlotte Nagel
- Simon Van Schuylenbergh
dramaturgie
- Nathan Ooms
- Anna Franziska Jäger
musique
- Luce Elie Fiagan
conception des costumes et accessoires
- Hanako Hayakawa
- Micha Goldberg
scénographie
- Veronika Bezdenynkh
conception lumière
- Max Adams
decorontwerp en techniek
- Remco Wuyts
artistiek onderzoek
- Micha Goldberg
- Chiara Monteverde
- Marivi Gazeta
- Lydia McGlinchey
- Loucka Elie Fiagan
- Luis Ramirez Muñoz
- Sophia Rodriguez
- Helena Araujo Bento
- Nathaniel Moore
- Marco Labellarte
- Castélie Yalombo
- Rosie Sommers
- Désirée Cerocién
- Hanako Hayakawa
- Rojda Güluzar Karakus
- Karina Villafan
- Rodrigo Batista
- Charlotte Nagel
production
- Kunstenwerkplaats
coproduction
- Toneelhuis
- Kunstencentrum BUDA
- Beursschouwburg
partners
- Theater aan Zee
- Workspacebrussels
- VIERNULVIER
- De Brakke Grond
- KMSKA
- murf/murw
avec le soutien de
- de Vlaamse Overheid